Savoir ce qui s’est réellement passé

Après un incident — ou face à un soupçon — les intuitions ne suffisent pas. Il faut des faits : qui, quand, comment, quelles données. Notre travail : les établir méthodiquement, et les rendre exploitables.

De l’analyse d’une pièce jointe suspecte à l’appui technique d’une procédure judiciaire, la démarche est la même : des constats techniques rigoureux, documentés, et restitués dans un langage que comprennent un dirigeant, un assureur ou un juriste.

Vous êtes concerné si…

  • Vous suspectez une fraude ou un acte malveillant interne — départ d’un salarié avec des données, sabotage, espionnage — et il vous faut des éléments solides.
  • Vous avez reçu un fichier douteux — pièce jointe, facture, logiciel — et devez savoir ce qu’il fait vraiment, avant ou après l’avoir ouvert.
  • Vous sortez d’un incident et devez comprendre précisément ce qui s’est passé : pour l’assurance, la CNIL, la justice — ou simplement pour reprendre confiance dans vos systèmes.
  • Vous êtes avocat ou expert judiciaire et cherchez un appui technique en analyse numérique.

Nos expertises

  • Analyse forensique — postes, serveurs, comptes cloud et messageries : reconstitution chronologique des faits, dans le respect de l’intégrité de la preuve
  • Analyse de malware & rétro-ingénierie — comprendre le fonctionnement exact d’un logiciel malveillant : capacités, cibles, données exfiltrées
  • Analyse de documents piégés — PDF, Office, archives : détection et décorticage des mécanismes d’infection
  • Appui technique aux procédures judiciaires — assistance aux avocats, directions juridiques et experts judiciaires inscrits : analyse de pièces numériques, contre-analyse, vulgarisation des constats techniques. Nous ne sommes pas experts judiciaires : nous apportons l’analyse technique — la qualification des faits revient aux professionnels du droit et au juge

Cas d’usage

Ces scénarios sont volontairement génériques : ils décrivent des situations types où une investigation numérique apporte des réponses — pas des dossiers traités.

  • Vous avez reçu un fichier douteux. Une facture, un CV, un lien de partage — ouvert ou non. L’analyse de pièce jointe suspecte établit ce que le fichier fait réellement : simple spam, document piégé ou premier maillon d’une attaque. Et s’il a été ouvert, ce qu’il a pu déclencher sur le poste.
  • Un salarié est parti avec des données. Fichiers copiés sur une clé USB, envois vers une messagerie personnelle, accès inhabituels dans les jours précédant le départ : l’analyse du poste et des journaux permet d’établir une chronologie factuelle des actions — la base d’un dossier solide, qu’il soit prud’homal ou pénal.
  • Une fraude au président ou un faux virement. Un e-mail convaincant, un RIB modifié, un virement parti. L’investigation retrace le mode opératoire : messagerie compromise ou usurpée, point d’entrée, étendue réelle de l’accès — des éléments utiles face à votre banque, votre assurance et pour le dépôt de plainte.
  • Une pièce numérique est contestée dans un dossier. Vous êtes avocat, ou partie à un litige, et un e-mail, un document ou un horodatage est mis en doute. Un appui technique indépendant permet d’examiner la pièce et de documenter les constats dans un rapport utilisable dans la procédure.

Malva.RE : notre laboratoire d’analyse

Nous avons développé Malva.RE, notre propre plateforme d’analyse statique et structurelle de malware — née de plusieurs années d’analyse de menaces dans l’industrie aéronautique. Vos fichiers suspects sont analysés avec des outils que nous maîtrisons de bout en bout, sans les exposer à des services tiers.

Depuis août 2025, les rapports d’analyse statique de Malva.RE sont intégrés à MalwareBazaar, le hub communautaire de partage d’échantillons malveillants opéré par abuse.ch et utilisé quotidiennement par des analystes, CERT et SOC du monde entier. La plateforme prend en charge plus de 50 formats de fichiers — exécutables, documents Office, PDF, scripts, archives — et extrait la configuration de plus de 20 familles de malwares, sans jamais exécuter le fichier. Concrètement, pour vous : l’outil qui analyse vos fichiers suspects est le même que celui qui est confronté, chaque jour, à des centaines de nouveaux échantillons de la menace réelle.

Des preuves exploitables

Une investigation ne vaut que par ce qu’elle produit. Notre livrable : un rapport structuré, rédigé pour être compris par des non-techniciens et utilisable là où vous en avez besoin :

  • Auprès de votre assurance — documenter l’incident et appuyer la déclaration de sinistre avec des constats techniques précis.
  • Auprès de la CNIL — qualifier une éventuelle violation de données : quelles données, quelles personnes concernées, quelle exposition réelle.
  • Auprès de votre avocat ou pour un dépôt de plainte — des constats datés, sourcés et documentés, mobilisables dans une procédure civile, prud’homale ou pénale.

Et parce qu’une preuve mal collectée est une preuve perdue, nous travaillons dans le respect de la chaîne de préservation : analyses menées sur des copies, empreintes numériques garantissant l’intégrité des éléments, traçabilité de chaque manipulation. Les originaux restent intacts — la condition pour que les constats tiennent en cas de contestation.

Questions fréquentes

Mes fichiers restent-ils confidentiels ?

Oui. Vos fichiers sont analysés avec nos propres outils — dont notre plateforme Malva.RE, que nous maîtrisons de bout en bout — sans exposition à des services tiers ni soumission à des plateformes publiques d’analyse. Les éléments que vous nous confiez sont traités avec la discrétion qu’exigent ces situations, et restent votre propriété.

Que peut-on réellement prouver ?

Ce que les traces permettent d’établir — ni plus, ni moins. Selon les cas : une chronologie d’actions, l’accès ou la copie de fichiers, le comportement exact d’un logiciel malveillant, les données consultées ou exfiltrées. Notre rapport distingue toujours ce qui est établi de ce qui reste une hypothèse — et la qualification juridique des faits revient à votre avocat ou au juge. C’est cette rigueur qui rend une preuve exploitable.

Combien de temps prend une investigation ?

Cela dépend du cas : volume de données, nombre de supports, ancienneté des faits, objectif du rapport. L’analyse d’une pièce jointe suspecte isolée et la reconstitution complète d’une fuite de données ne jouent pas dans la même catégorie. Nous commençons par un cadrage pour délimiter le périmètre et vous donner une visibilité honnête sur l’effort nécessaire, avant d’engager quoi que ce soit.